VIGIER DE LA PILE (François).

Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil, en forme d'histoire, de ce qui s'y trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, par François de Corlieu

annoté par Gabriel de la Charlonye ; et des noms et ordres des maires, échevins et conseillers de la maison commune d'Angoulême, par M.J. Sanson publiée avec des documents inédits sur l'histoire de l'Angoumois par J.H. Michon.

14,8 x 21 cm, 342 p., broché. Réimpression de l'édition de Paris, 1846.

Grâces soient rendues à J.H. Michon, d'avoir mis au XIXe siècle tout son savoir et sa modestie au service de l'histoire de l'Angoumois, berceau de François Ier, en réunissant, annotant et complétant des documents irremplaçables voués sans lui à une disparition certaine ou à un oubli poussiéreux. L'histoire de l'Angoumois de Vigier de la Pile de 1756, puis le recueil en forme d'histoire de François de Corlieu publié en 1576 avec les annotations sur ce recueil, enrichies en 1629 par le neveu de Corlieu, Gabriel de la Charlonye, des Privilèges octroyés par les Roys de France aux bourgeois et habitants d'Angoulême et enfin la liste chronologique des maires, échevins et conseillers depuis la concession des privilèges par M.J. Sanson. La pièce maîtresse de cet ouvrage, celle de Vigier de la Pile, après un chapitre général sur l'Angoumois, en étudie son histoire au travers de celle de ses comtes et ducs, de ses maires et échevins, de ses évêques, abbayes et couvents. Corlieu procède de même et son travail pourrait s'intituler : recueil en forme d'histoires au pluriel. Celles de Taillefer ou de La Royne, d'Yzabel, des Lézignan les font revivre avec leurs drames personnels - poison aussi facile que chez les Médicis ! -, leurs alliances, leurs hauts faits. Nous sommes en présence d'un livre où la foison de documents et la précision historique restent le support de récits particulièrement colorés et vivants.

Notre prix : 29.00 €
VIAUD (Jean-Théodore) & FLEURY (Elie-Jérôme).

Histoire de la ville et du port de Rochefort.

2 vol. 15 x 21 cm, 1036 pp., 1 h.t., 3 plans dépliants, brochés.

Rochefort fut une forteresse féodale, entourée de douves, flanquée de tours, érigée au XIe siècle, sans doute en défense contre les pirates. Quelques pêcheurs se groupèrent autour. Philippe le Bel l'acquit en 1301 - les Anglais s'en rendirent maîtres en 1370 mais, reprise en 1374, la chatellénie ne devait plus être séparée de la Couronne. Viaud et Fleury replacent Rochefort dans le contexte historique. Louis XIV désirant redonner à la France son premier rang de puissance maritime, un nouveau port était indispensable. Pontchartrain, Colbert et le lucide Begon, furent les artisans de ce port fortifié et de la ville assainie, dont la forêt proche fut sacrifiée à la fabrication des bateaux. Les auteurs ont su rendre ce climat de la renaissance de notre marine, comme ils ont su décrire des batailles ou relater les difficultés intérieures d'une ville en plein essor : une Madame de Pompadour qui faisait et défaisait les amiraux, les discussions absurdes entre les corps civils, les pertes de la marine en Amérique, en Inde, au Canada. Nous assistons aux sévices exercés durant deux ans en 1794 contre les prêtres entassés dans des bateaux en rade, aux difficultés de la Restauration, au départ de Napoléon en 1815, à la sagesse d'une Lemoyne de Sérigny, maire de Rochefort en 1813, et à l'inaction obligée des arsenaux après la paix. Vivantes biographies d'un La Touche-Tréville ou d'un Cochon-Duvivier. Un livre captivant tout au long de ses pages.

Notre prix : 74.00 €